Retour sur Clair 2013 : Voir l’éducation autrement…

par Richard Cliche

Il y a un an, je participais à mon premier congrès de Clair, un événement où un lot d’idées et d’approches novatrices nous ont été proposées. Ce qui m’a frappé, c’est que  malgré tout l’aspect technologique de l’éducation qui  y est abordé, rien ne peut remplacer les liens et le contact humains qu’on tisse avec les élèves et les collègues.  Les différents conférenciers nous ont parlé de comment innover dans nos approches pédagogiques en gardant constamment à l’esprit le développement de l’élève comme un être spécial ayant ses caractéristiques et intérêts propres à lui. Suite à la présentation de M. Kuropatwa , j’ai réalisé, autant par ses explications que par mon expérience, que l’enseignant est un « allumeur d’étincelles » qui rend uniques le savoir, les expériences et les histoires de chacun!

Par le biais d’une nouvelle approche,  M. McIntosh nous a amené à observer et analyser les problèmes de l’éducation sous une perspective différente. Donner un sens à la démarche éducative chez l’apprenant, voilà l’objectif. Trois questions fondamentales font alors surfaces : Où j’étais? Où suis-je? Où vais-je? Une partie des réponses se trouvent dans notre enseignement avec le feedback, les objectifs et  le feedfoward (concept positif et intéressant qui nous permet de se construire, mais surtout d’avancer.

De plus, McIntosh propose certaines réflexions face à notre pratique afin de la rendre plus innovante : se trouver ou posséder un processus pour rendre l’apprentissage créatif, rendre l’apprentissage signifiant en répondant à « What are we learning today? » et «  Why are we learning for? » et  surtout être des agents provocateurs afin de mieux « vendre » nos idées et rendre celles-ci inoubliables.  Il ne faut pas oublier que les questions sont la source même d’un apprentissage signifiant!

“Good teaching is more a giving of right questions than a giving of right answers.” ~ Josef Albers

Pour compléter ces quelques jours de réflexion, Karsenti et Stasse nous ont parlé des défis que les TIC vont amener aux  enseignants. Alors pourquoi ne pas changer la façon de faire? Il faut s’engager pour que l’enseignement fasse du sens, tant pour l’enseignant que pour l’élève, donc  rendre concret l’apprentissage. On doit travailler l’adaptation et la transférabilité et être prêt à faire face à ce que nous ne connaissons pas.

Les tics favorisent la gestion des apprentissages, mais aussi de la classe! Les réseaux sociaux lorsqu’utilisés  de façon judicieuse, sont  des outils forts appréciés des élèves, mais aussi des parents! Plus que jamais, il faut donc s’assurer  de développer les compétences de citoyenneté numérique.

Une vision renouvelée de l’éducation, le goût d’éveiller les consciences et de développer des pratiques innovantes au quotidien, voilà donc ce qui est ressorti de deux jours de discussions enrichissantes  et de réseautage inestimable.

Je vous invite aussi à voir les excellents comptes rendus de mes collègues: Brigitte Léonard, Jean Doré, Andrée Marcotte et Anick Sirard.

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Les sept caractéristiques des technopédagogues hautement efficaces

1. Ils visent un but précis en utilisant les outils technologiques

2. Ils sont flexibles et démontrent une bonne capacité d’adaptation

3. Ils sont ouverts au changement

4. Ils partagent à outrance

5. Ils sont des ambassadeurs

6. Ils sont prévoyants et clairvoyants

7. Ils sont impliqués et actifs

(…) Les enseignants-technopédagogues utilisent les TIC comme outil et non comme une fin en soi. Cette technologie est au service de l’enseignement et non le contraire. Cela dit, bien au contraire de la crainte souvent répandue, les TIC, sous l’emprise de ces enseignants, favorisent les relations constructives entre les humains.

 

À quoi ressemblera l’école de demain?

par Audrey Miller

Pour lire l’article de Tom Vander Ark directement dans sa version originale (en anglais), cliquez ici. En voici un bref résumé.Tout d’abord, il cite trois changements fondamentaux des environnements d’apprentissage modernes, tels qu’identifiés par Bruce Dixon, architecte de programmes technologiques éducatifs de type 1:1 en Australie :
– l’apprenant devient social : il passe de « moi » à « nous ».
– l’apprenant devient autonome : il n’est plus dépendant, mais acteur principal de son apprentissage.
– l’apprenant mène ses propres enquêtes : il passe du connu à l’inconnu.À partir de là, Tom Vander Ark émet des prédictions sur les nécessaires adaptations de l’école pour continuer à former adéquatement ceux qui sont les citoyens et travailleurs de demain.1. Les écoles du futur définiront des objectifs importants, comme préparer les jeunes à être des citoyens du monde, promouvoir l’excellence en communication, garder les portes grandes ouvertes sur la communauté, etc.

2. Les écoles du futur favoriseront des expériences d’apprentissage significatives, en mettant l’emphase sur la façon dont les jeunes apprennent, en connectant les milieux pour permettre l’apprentissage en tout temps, en tous lieux, en intégrant la technologie pour faire vivre aux élèves des expériences plus profondes, par exemple en leur permettant de se mettre dans la peau de producteurs, journalistes, scientifiques, historiens, inventeurs, programmeurs, etc.

3. Les écoles du futur maintiendront des environnements d’apprentissage productifs, notamment en plaçant une portion des cours en ligne et en variant les modèles, comme l’apprentissage mixte (blended learning) ou la dynamique de classe inversée (flipped classroom).

4. Les écoles du futur connaîtront leurs élèves, en maintenant un profil complet de chacun qui permettra de favoriser l’apprentissage centré sur l’apprenant. Aussi, elles auront un super bulletin de notes dans lequel l’enseignant consignera des observations sur la façon d’apprendre de ses élèves. Ces derniers seront évalués sur leur expérience, et leur dossier contiendra un portfolio de leurs meilleures réalisations.

5. Les écoles du futur viseront l’acquisition de compétences, avec un système de reconnaissance pour marquer les progrès des élèves.

6. Les écoles du futur tireront le meilleur parti des talents des enseignants, notamment en différentiant les rôles, allant de l’assistant jusqu’au maître, en ayant parfois recours à des spécialistes à distance (concept de portée étendue, développé dans l’article).

7. Les écoles du futur construiront des communautés, en impliquant les parents et les autres acteurs du milieu, valorisant l’implication des jeunes et l’apprentissage basé sur la communauté.

Avez-vous l’impression que votre école est sur la bonne voie?